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Série de
sept romans prévus, droits d'adaptation
cinématographique achetés des mois
avant sa parution, ventes dans de nombreux pays,
sujet à la mode, du moins en fantasy, de
l'alchimie...
Le roman de Michael Scott avait de quoi intriguer.
Et la surprise est plutôt agréable.
Lancé par une scène d'introduction
efficace qui nous plonge directement dans l'ambiance,
l'auteur a le chic pour enchaîner les chapitres
courts et se concluant bien entendu sur une phrase
ou une réplique qui font mouche. De plus,
la réputation de Michael Scott n'est pas
usurpée : la mythologie et le folklore
ne semblent guère avoir de secrets pour lui,
et il parvient à en faire bon usage, insérant
ses références, parfois "réactulisées",
avec un certain bonheur, et une érudition
sympathique.
Sympathique à l'image des deux héros
et de leurs compagnons d'aventure, de même
que du côté du camp d'en face, avec
John Dee et ses sbires. Ces différents
protagonistes sont bien campés, souvent
classiques mais bien mis en scène, avec
des réactions qui ne trahissent pas de
trop la patte de l'auteur en arrière-plan.
Il faut dire que l'intrigue en elle-même
se suit avec un plaisir certain, et par instant
jubilation, tout en demeurant assez classique,
en tout cas dans l'optique d'un premier tome,
qui évidemment propose une conclusion ouverte
sur la, ou plutôt les suites à venir...
Concernant les regrets, on notera principalement
deux petites choses : tout d'abord, si l'ancrage
très ferme dans notre monde - voir le portrait
de Josh sur une dizaine de lignes multipliant
les références aux jeux vidéos
ou aux séries télévisées
-, distingue ce roman d'un certain nombre d'autres
ouvrages de sa catégorie, on se demande
si dans quelques années, il ne va paraître
d'autant plus daté. L'autre point qui peut
surprendre, c'est finalement la place relativement
menue occupée par l'alchimie. On en parle
souvent, Nicholas Flamel tient de beaux discours,
mais en pratique, une relative discrétion
reste de mise.
Mais pas de quoi refroidir notre enthousiasme
!

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