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 "Je
vois une rivière blanche qui descend des neiges, dit-il. A l'endroit où
elle sort de l'ombre du vallon, s'élève à l'est une colline
verte. Un fossé, un puissant mur et une clôture épineuse l'entourent.
A l'intérieur, s'élèvent les toits des maisons, et au milieu,
édifié sur une terrasse verte, se dresse haut un grand château
d'hommes. Et il semble à mes yeux qu'il soit couvert d'or. sa lumière
brille loin sur les environs. Dorés aussi sont les montants de ses portes.
Là se tiennent des hommes en mailles brillantes; mais tous les autres dorment
encore dans les demeures." ~ Legolas
Un
cadre magnifique, un tournage inoubliable
La cité méticuleusement fabriquée
dEdoras, un endroit éblouissant de beauté
naturelle, crée une profonde impression sur tous ceux
qui la voient - et laisse une marque encore plus profonde
sur ceux qui y travaillèrent les premiers.
Les membres de la distribution
des Deux Tours furent enthousiasmés par le lointain site dEdoras,
lincroyable mise en oeuvre de sa construction et par lattention que
léquipe de production apporta aux détails. Voici certaines
réactions à propos de ce lieu, par quelque uns des acteurs qui y
furent tellement heureux quils surnommèrent Edoras leur "chez
eux". Viggo Mortensen (Aragorn) :
"Chaque
jour que nous passions là, nous étions transportés, même
sil avait neigé toute la nuit, quon ne voyait pas le soleil
ou que la pluie tombait à verse. Il y avait de la majesté dans ce
lieu. On aurait dit une vallée secrète. Un endroit où, si
ça navait pas été pour le film, aucun de nous ne serait
jamais venu le visiter. Ce furent vraiment des instants magiques." Miranda
Otto (Eowyn) :
"Notre
première arrivée à Edoras fut vraiment mémorable.
Quon vienne me chercher à trois heures du matin, faire une heure
et demie de trajet en voiture pour aller sur un plateau que je navais encore
jamais vu, puis arriver sur la colline et voir le Golden Hall construit carrément
au milieu de nulle part, entouré par ces montagnes enneigées (exactement
comme il est décrit dans le livre), et bien, cétait ahurissant.
Plus encore lorsquon sentait tout le travail qui nous attendait ici, cétait
vraiment excitant."
"Cest comme lorsquon est enfant, que lon
simagine être une princesse et avoir un palais
et quon se réveille un matin et que tout est
vrai. Puis on vous habille de tous ces fabuleux costumes.
Cest pour moi un rêve denfant qui se réalise."
Karl Urban (Eomer) :
"Edoras
était à couper le souffle. Pas seulement parce que cette cité
extraordinairement détaillée des Terres du Milieu était construite
au sommet de cette petite montagne, mais surtout parce quelle était
située dans une vallée glaciale, encerclée de montagnes,
avec de magnifiques plaines tout autour." "Cétait un
tel privilège dêtre là, dêtre à Edoras.
Cétait tellement réel. Cela a pris des mois pour construire
la cité, nous y avons travaillé pendant deux semaines, et ensuite
ils ont tout démonté, si bien que lon aurait pu revenir sans
même savoir que le décor fut là." Brad
Dourif (Grima Langue de Serpent) :
"Edoras
était magnifique, et cest un endroit où les acteurs ont ressenti
quelque chose que le public ne pourra jamais ressentir." "En fait,
je dois me lever à trois heures et demie du matin, après dhorribles
routes accidentées, jarrive sur une colline et il y a cette vallée
entourée de monts enneigés. Au milieu de la vallée, des marécages
dun côté, une plate prairie de lautre, puis il y a cette
colline dont on dirait que Dieu, pour la créer, sest inspiré
des Terres du Milieu. Cétait ici comme une partie hors du temps des
Terres du Milieu ou quelque chose de ce genre."
"Et au sommet de cette colline se trouve le grand Hall
dEdoras, avec tous ces bâtiments. On monte là-haut
et tout le monde est en robes. On regarde au loin depuis cette
haute colline, ce pur monde médiéval. Costumes
médiévaux, épées et tout le reste;
cest ainsi quon se retrouve dans une époque,
dans un univers qui va être démoli dans quelques
semaines."
"Ces demeures s'appellent
Edoras, dit Gandalf, et ce château d'or est Meduseld. C'est là que
réside Théoden fils de Thengel, Roi de la marche de Rohan."
~ Gandalf 
Construire
Edoras
Mike Heffernan, le directeur de construction
dEdoras, nous parle du défi et de la satisfaction dédifier
un des plus éloigné - et mémorable - site de la Terre du
Milieu. Le site dEdoras était établi
au Mont Sunday, dans la vallée de Rangatata, au sud de la Nouvelle-Zélande,
à environ 30 minutes de route de la ville la plus proche. Nous avons commencé
à construire en mars 2000 pour ne finir que sept mois plus tard. Les
principaux bâtiments dEdoras étaient montés sur un rocher
surmontant une ancienne vallée, qui fut creusée par les glaciers
il y a des milliers dannées. Certaines matinées le sol était
gelé et il faisait vraiment très froid, mais cela restait absolument
sensationnel. Le paysage était tout simplement à couper le souffle. Edoras
était construite sur une roche tellement résistante, et dans un
secteur tellement venteux, que nous avons dû faire venir une équipe
de forage pour pouvoir ancrer des piliers de pierre dans le sol. Au sommet de
ces piliers nous avons monté une charpente en acier, que nous avons solidement
attaché, puis nous avons couvert le tout avec des morceaux de bois et de
contre-plaqué. Le
vent fut notre plus grand défi. On pouvait avoir des vents à plus
de 160 km/h soufflant dans la vallée, mais il y eût seulement deux
jours où il nous fût carrément impossible de travailler à
cause du vent. Nous avions un officier de sécurité à temps
plein lorsque lon travaillait sur les flans dune falaise. Avant dentreprendre
la construction, on détermina ainsi tous les points de sécurité
autour du site. Du coup, sil y avait un accident, nous avions notre sauveteur
prêt à partir.
Peter Jackson passa deux ou trois
fois pendant les travaux, juste pour jeter un oeil et se préparer à
ce quil allait tourner. Si jamais il y avait un problème, il allait
directement voir le concepteur Grant Major ou le dessinateur Alan Lee et ils repensaient
le site. Nous avions à peu près 50 personnes
qui soccupaient de lédification dEdoras. Deux contremaîtres,
20 charpentiers occasionnels, 10 à 15 sculpteurs et 10 à 15 ouvriers
du bâtiments. Nous avions également un ingénieur sattelant
à toute la soudure. Et il y avait probablement 10 personnes pour les vérifications. Dans
une journée ordinaire, nous devions nous lever à environ cinq heures
du matin, déjeuner et sauter dans le bus dès six heures moins le
quart. Le bus arrivait sur le site pour sept heures et nous commencions alors
à travailler. Nous avions un cuisinier sur place et à dix heures
nous pouvions avoir un petit déjeuner. Ensuite nous reprenions le travail
jusquà une heure de laprès-midi, mangions et retravaillions
non-stop jusque six heures. Après ça, tout le monde remontait dans
le bus pour ne revenir en ville quaux environs de sept heures du soir. Le
toit principal du Golden Hall a prit près trois semaines à bâtir.
Nous avons dû acheter 12 hectares de blé et les couper à lancienne,
afin davoir de longues tiges pour faire la chaume sur les toits. Beaucoup
du travail de détail sur lextérieur des bâtiments fut
créé à Wellington puis expédié jusquà
nous. Pour avoir dautres particularités architecturales, comme par
exemple les chevaux, nous découpions un morceau de contre-plaqué
dans la forme voulue, puis posions du polystyrène sur les côtés.
Les sculpteurs taillaient alors la face des chevaux à lintérieur.
Lorsque
nous sommes arrivés sur place nous avons dû enlever
beaucoup de la végétation naturelle, que nous
avons regroupé dans une grande pépinière
où tout était très bien entretenu. Une
fois le tournage terminé, nous avons donc dû
tout rétablir comme cétait avant notre
venue. Nous devions ainsi tout remettre en ordre, et en plus,
bien sûr, nous avons dû rapporter des chargements
de camions entiers de ce qui navait pas survécu
dans la pépinière pour pouvoir replanter absolument
toute laire. Cétait lun de nos plus
gros travaux: restituer le site dans son état originel.
Cela nous a pris une année de plus après le
tournage de rendre ces lieux comme nous les avions trouvés
au départ.
Nous
avions aussi étroitement collaboré avec le département de
conservation de Nouvelle-Zélande. Ils venaient nous voir tous les quinze
jours, juste pour sassurer que nous ne faisions rien en-dehors de nos engagements.
Et ils furent vraiment contents de notre travail. 
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