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Auteurs, E-mail : Sylvadoc
Dernière Mise à jour : 15/11/2001

Je m'intéresse à des thèmes tels que l'amitié et le sacrifice de soi. Il s'agit d'une histoire où le courage ne meurt pas, une dernière allégorie émouvante de l'ascension de l'humanité.
~ Peter Jackson

Index > Quand la Fantasy devient Réalité

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Quand J.R.R. Tolkien publia le premier volume du Seigneur des Anneaux, le London Sunday Times expliqua alors que le monde serai à jamais divisé en deux groupes de personnes : "Ceux qui l'ont lu et ceux qui vont le lire". Le compliment envahit toute la presse. Le monde de l'Éditionétait en pleine tempête. Jamais auparavant, dans nos temps contemporains, un auteur avait osé créer une quête épique qui rivalisait de vision avec les légendes classiques d'Homer et de Chaucer, et qui pourtant était accessibleà des lecteurs de tout âge et de toute nationalité. Ce livre enflamma les imaginations les plus fertiles et ce, partout dans le monde.

La Terre du Milieu de Tolkien a touché le coeur des gens parce qu'il semblait tout d'abord qu'il amenait le lecteur dans un royaume aussi magique que fantastique et très, très lointain alors que les thèmes abordées, puissants, n'en étaient pas moins humains. Immédiatement, lorsque la suite tomba, les appréciations tournèrent à une obsessive dévotion. En 1965, le livre traversa l'Atlantique et fut pris très à coeur au point de devenir un Best-seller. A la fin des années 60, le Seigneur des Anneaux était de venu un Classique, une bible pour une génération commençant à croire à la notion d'infinie imagination. Il est aussi devenu une oeuvre contre-culturelle du fait de ses thèmes prescients comme la conscience de l'environnement ou les luttes contre les forces de la corruption et de la guerre. La Trilogie rejoigna 2001 l'Odyssée de l'Espace d'Arthur C. Clarke au rang d'icône de ce temps. Tolkien devint le père spirituel d'un nouveau genre de divertissement - la Fantasy - qui finira par être un marché fleurissant et lucratif pour les livres, les vidéos, les jeux de rôles, les jeux vidéos, les comics ou les films.

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Une autre personne qui a été influencé par Tolkien dans ses premières années fut Peter Jackson qui devint connu pour son habileté à nous faire évoquer visuellement des mondes de rêves, de fantaisies ou même de cauchemars dans des films comme Créatures Célestes ou Fantômes contre Fantômes. Cela faisait longtemps que Jackson trouvait Le Seigneur des Anneaux assez fort pour en faire sa première aventure cinématographique vraiment complète, mais pour lui faire justice, il faudrait sûrement la plus ambitieuse des productions jamais conçues de l'histoire. Il y avait une chance quand la technologie des effets spéciaux a atteint un tel point qu'elle pouvait donner vie aux légendes et aux paysages dont Tolkien a rêvéet ainsi leur faire justice.

Jackson attendit quelqu'un pour s'attaquer à ce gros morceau, mais quand il a vu que personne n'osait, il décida de porter sa propre flamboyante passion à l'écran derrière le mythe moderne de Tolkien. Il commença d'abord avec sa propre ambitieuse quête : " J'ai commencé avec un seul but : amener les cinéphiles dans le monde fantastique de la Terre du Milieu dans une optique réaliste et vraisemblable." explique-t-il. "J'ai voulu prendre tous les grands moments du roman et utiliser la technologie moderne pour donner au public des nuits de cinéma à un point qu'il n'avait jamais expérimenté."

Depuis le début, c'était clairement à un mammouth qu'il s'attaquait, mais Jackson sentait que s'il voulait aller au bout, il devait donner tout ce dont il avait et même plus. "J'ai donné sept années de ma vie pour amener ce projet si loin", dit-il. "me jetant corps et âmes dans chacun de ses aspects. Mais c'est le moins que l'on pouvait faire quand on voit ce qu'on doit à Tolkien et aux légions de fans autour du globe. Ils méritent tous nos meilleurs efforts."

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Jackson commença à travailler sur la trilogie avec ses amis scénaristes Fran Walsh et Philppa Boyens, une procédure qui a elle seule a duré trois ans. Pour le premier opus, la Communauté de l'Anneau, ils ont particulièrement travaillé sur les personnages et les décors que Tolkien a dépeint très clairement, espérant construire un monde poignant et viscéralement vrai afin d'entraîner le public dans l'aventure comme des participants et les faire entrer dans un dynamique de suspense, d'attente de ce qui va arriver.

Il était tout aussi important pour nous que le film amuse, surprenne et ravisse les personnes qui n'ont pas lu le livre et ne connaissent pas les Hobbits, les Nains ou les Elfes.
~ Peter Jackson

Depuis le début, je ne voulait pas de film de Fantasy standard, comme vouc l'entendez", commente Jackson. "Je voulais quelquechose de plus sensible, beaucoup plus réel. Tolkien écrit d'une telle façon que chaque chose prend vie et nous voulions, avec le premier film, montrer cette impression si réaliste d'un monde ancien qui renaît et la faire découvrir pendant que l'histoire s'écoule. Nous nous référons constamment au livre, pas seulement pour le scénario, mais à travers la production. A chaque fois que nous tournions une scène, je la relisais dans le livre comme le faisait le casting. Cela donnait toujours quelquechose, c'est très inspirant.

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"Ceci dit" ajoute Jackson, "il était tout aussi important pour nous que le film amuse, surprenne et ravisse les personnes qui n'ont pas lu le livre et ne connaissent pas les Hobbits, les Nains ou les Elfes. Le monde de Tolkien tient en haleine n'importe quelle personne qui est prèt à entreprendre une expérience spécial."

Jackson savait qu'il ne pouvait traduire à l'écran chaque ligne du roman de Tolkien et que certains changements se devaient d'être faits mais il s'est juré de rester le plus fidèle possible à ce qu'il devenait en lisant Tolkien, un lecteur enchanté.

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Il explique : " Lorsqu'il y avait dissension sur comment procéder, je fermais seulement mes yeux et je m'imaginais les personnages dans ma tête, comme chacun a fermé ses yeux pour se faire son propre film. Par conséquent, j'avais l'impression de connaître chaque personnage ou chaque scène avant même de les tourner.

Plus les scénaristes lisent l'oeuvre de Tolkien, plus ils découvrent les nuances de chaque personnage, de chaque paysages ou aventures qu'on traverse. "Plus vous passez de temps dans le monde de Tolkien" indique Philippa Boyens "plus il devient complexe. Tout était là pour nous mais l' horizon était immense."

De cet horizon, Jackson voulait faire ressortir les thèmes du Bien et du Mal, de la Nature contre la Machine ainsi que l'Amitié contre les forces de la Corruption, autant de thèmes que dépeint Tolkien. "Tous ces thèmes majeurs sont introduits dans la Communauté de l'Anneau" ajoute-t-il. "La plus remarquable est celui du BIen et du Mal mais cette histoire nous montre surtout ce que l'amitié endure et subi même dans un monde en profond bouleversement. Nous essayons d'imposer ces thèmes comme marque de fabrique de ce premier film.

"Ce que nous sommes en train d'essayer, comme nous adaptons Le Seigneur des Anneaux en film, et comme il est difficile de rester totalement fidèle au livre, surtout quand le livre fait plus de 1000 pages, c'est d'honorer ces thèmes et d'incorporer dans l'histoire tout ce à quoi Tolkien s'est intéresséet qui fait la marque de fabrique des films."

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Pour Boyens, la clef pour adapter Tolkien est d'imaginer les personnages et leurs quêtes individuelles comme celles de véritables personnages vivant sur terre bien que 7000 ans auparavant, dans un monde où les arbres parlent où coexistent puissants elfes et magie déclinante. "Chaque personnage possède une formidable histoire personnelle et un fabuleux voyage à accomplir" dit-elle. "Nous considérons chaque personnage individuellement et essayons de mettre en avant leur personnalité croissante."

Le scénario complété a pris tout le monde par surprise même les fans de Tolkien. "Ils ont apporté aux personnages tellement d'émotion et de chaleur que vous ne vous identifiez pas seulement au conte mais aussi aux personnalités, assène Barrie M. Osborne, qui antérieurement a rompu les nouvelles bases du thriller à effets spéciaux Matrix. "Cela me rappelle la saga du Père Spirituel om il y a tellement de personnages dont vous puissiez vous identifier. Autant de chutes mais quant d'autres deviennent héroïques."

Jackson a aussi pris une autre décision pendant les premiers jours du développement de la Trilogie : de tourner les trois films en même temps, ce qui n'a jamais été fait dans l'histoire du cinéma. "Je pense qu'afin de traduire la sensation d'Épique, nous devons tourner la trilogie comme une seule et même histoire, c'est d'ailleurs ce que c'est." "Ce sont trois films qui vont vous faire traverser trois expériences uniques mais pour une seule et inoubliable histoire." explique-t-il."J'attends avec impatience où le public pourra regarder les trois films d'un seul tenant, parce que ce n'est qu'une seule et même histoire et aventure."

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De la décision de Jackson a résulté un formidable déploiement de temps, de moyens et de main d'oeuvre pour une production massive. Une telle logistique en aurait fait déchanter plus d'uns mais cela ravissait Jackson. "En tant que directeur, on m'a donné un gigantesque canevas dans lequel je peut tenter toute sorte de choses. L'histoire comporte tellement de variété. Chaque opus renferme tant d'intimité, d'intensité dramatique , d'énormes batailles, d'intenses effets spéciaux, de rebondissements et de toutes les émotions du monde. C'était une challenge continuel mais une source si grande de plaisir pour le public." dit-il.

A la fin, il y en avait pour dire que Peter Jackson était plus proche du projet qu'un humain aurait pu l'être. "Le casting me prends souvent pour un Hobbit.", admets Jackson. "C'est bien sûr une blague mais, pour dire la vérité, la vie de hobbit - bonne nourriture et fauteuil confortable devant un feu - n'est pas pour me déplaire ! particulièrement après avoir fait trois films en même temps.

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