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Je m'intéresse à
des thèmes tels que l'amitié et le sacrifice
de soi. Il s'agit d'une histoire où le courage ne meurt
pas, une dernière allégorie émouvante
de l'ascension de l'humanité.
~ Peter Jackson
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> Quand la Fantasy devient Réalité |
Quand J.R.R. Tolkien publia le premier volume
du Seigneur des Anneaux, le London Sunday Times expliqua alors
que le monde serai à jamais divisé en deux groupes
de personnes : "Ceux qui l'ont lu et ceux qui vont le
lire". Le compliment envahit toute la presse. Le monde
de l'Éditionétait en pleine tempête. Jamais
auparavant, dans nos temps contemporains, un auteur avait
osé créer une quête épique qui
rivalisait de vision avec les légendes classiques d'Homer
et de Chaucer, et qui pourtant était accessibleà
des lecteurs de tout âge et de toute nationalité.
Ce livre enflamma les imaginations les plus fertiles et ce,
partout dans le monde.
La Terre du Milieu de Tolkien a touché
le coeur des gens parce qu'il semblait tout d'abord qu'il
amenait le lecteur dans un royaume aussi magique que fantastique
et très, très lointain alors que les thèmes
abordées, puissants, n'en étaient pas moins
humains. Immédiatement, lorsque la suite tomba, les
appréciations tournèrent à une obsessive
dévotion. En 1965, le livre traversa l'Atlantique et
fut pris très à coeur au point de devenir un
Best-seller. A la fin des années 60, le Seigneur des
Anneaux était de venu un Classique, une bible pour
une génération commençant à croire
à la notion d'infinie imagination. Il est aussi devenu
une oeuvre contre-culturelle du fait de ses thèmes
prescients comme la conscience de l'environnement ou les luttes
contre les forces de la corruption et de la guerre. La Trilogie
rejoigna 2001 l'Odyssée de l'Espace d'Arthur C. Clarke
au rang d'icône de ce temps. Tolkien devint le père
spirituel d'un nouveau genre de divertissement - la Fantasy
- qui finira par être un marché fleurissant et
lucratif pour les livres, les vidéos, les jeux de rôles,
les jeux vidéos, les comics ou les films.
Une autre personne qui a été
influencé par Tolkien dans ses premières années
fut Peter Jackson qui devint connu pour son habileté
à nous faire évoquer visuellement des mondes
de rêves, de fantaisies ou même de cauchemars
dans des films comme Créatures Célestes ou Fantômes
contre Fantômes. Cela faisait longtemps que Jackson
trouvait Le Seigneur des Anneaux assez fort pour en faire
sa première aventure cinématographique vraiment
complète, mais pour lui faire justice, il faudrait
sûrement la plus ambitieuse des productions jamais conçues
de l'histoire. Il y avait une chance quand la technologie
des effets spéciaux a atteint un tel point qu'elle
pouvait donner vie aux légendes et aux paysages dont
Tolkien a rêvéet ainsi leur faire justice.
Jackson attendit quelqu'un pour s'attaquer
à ce gros morceau, mais quand il a vu que personne
n'osait, il décida de porter sa propre flamboyante
passion à l'écran derrière le mythe moderne
de Tolkien. Il commença d'abord avec sa propre ambitieuse
quête : " J'ai commencé avec un seul but
: amener les cinéphiles dans le monde fantastique de
la Terre du Milieu dans une optique réaliste et vraisemblable."
explique-t-il. "J'ai voulu prendre tous les grands moments
du roman et utiliser la technologie moderne pour donner au
public des nuits de cinéma à un point qu'il
n'avait jamais expérimenté."
Depuis le début, c'était clairement
à un mammouth qu'il s'attaquait, mais Jackson sentait
que s'il voulait aller au bout, il devait donner tout ce dont
il avait et même plus. "J'ai donné sept
années de ma vie pour amener ce projet si loin",
dit-il. "me jetant corps et âmes dans chacun de
ses aspects. Mais c'est le moins que l'on pouvait faire quand
on voit ce qu'on doit à Tolkien et aux légions
de fans autour du globe. Ils méritent tous nos meilleurs
efforts."
Jackson commença à travailler
sur la trilogie avec ses amis scénaristes Fran Walsh
et Philppa Boyens, une procédure qui a elle seule a
duré trois ans. Pour le premier opus, la Communauté
de l'Anneau, ils ont particulièrement travaillé
sur les personnages et les décors que Tolkien a dépeint
très clairement, espérant construire un monde
poignant et viscéralement vrai afin d'entraîner
le public dans l'aventure comme des participants et les faire
entrer dans un dynamique de suspense, d'attente de ce qui
va arriver.
Il était tout aussi
important pour nous que le film amuse, surprenne et ravisse
les personnes qui n'ont pas lu le livre et ne connaissent
pas les Hobbits, les Nains ou les Elfes.
~ Peter Jackson
Depuis le début, je ne voulait pas
de film de Fantasy standard, comme vouc l'entendez",
commente Jackson. "Je voulais quelquechose de plus sensible,
beaucoup plus réel. Tolkien écrit d'une telle
façon que chaque chose prend vie et nous voulions,
avec le premier film, montrer cette impression si réaliste
d'un monde ancien qui renaît et la faire découvrir
pendant que l'histoire s'écoule. Nous nous référons
constamment au livre, pas seulement pour le scénario,
mais à travers la production. A chaque fois que nous
tournions une scène, je la relisais dans le livre comme
le faisait le casting. Cela donnait toujours quelquechose,
c'est très inspirant.
"Ceci dit" ajoute Jackson, "il
était tout aussi important pour nous que le film amuse,
surprenne et ravisse les personnes qui n'ont pas lu le livre
et ne connaissent pas les Hobbits, les Nains ou les Elfes.
Le monde de Tolkien tient en haleine n'importe quelle personne
qui est prèt à entreprendre une expérience
spécial."
Jackson savait qu'il ne pouvait traduire à
l'écran chaque ligne du roman de Tolkien et que certains
changements se devaient d'être faits mais il s'est juré
de rester le plus fidèle possible à ce qu'il
devenait en lisant Tolkien, un lecteur enchanté.
Il explique : " Lorsqu'il y avait dissension
sur comment procéder, je fermais seulement mes yeux
et je m'imaginais les personnages dans ma tête, comme
chacun a fermé ses yeux pour se faire son propre film.
Par conséquent, j'avais l'impression de connaître
chaque personnage ou chaque scène avant même
de les tourner.
Plus les scénaristes lisent l'oeuvre
de Tolkien, plus ils découvrent les nuances de chaque
personnage, de chaque paysages ou aventures qu'on traverse.
"Plus vous passez de temps dans le monde de Tolkien"
indique Philippa Boyens "plus il devient complexe. Tout
était là pour nous mais l' horizon était
immense."
De cet horizon, Jackson voulait faire ressortir
les thèmes du Bien et du Mal, de la Nature contre la
Machine ainsi que l'Amitié contre les forces de la
Corruption, autant de thèmes que dépeint Tolkien.
"Tous ces thèmes majeurs sont introduits dans
la Communauté de l'Anneau" ajoute-t-il. "La
plus remarquable est celui du BIen et du Mal mais cette histoire
nous montre surtout ce que l'amitié endure et subi
même dans un monde en profond bouleversement. Nous essayons
d'imposer ces thèmes comme marque de fabrique de ce
premier film.
"Ce que nous sommes en train d'essayer,
comme nous adaptons Le Seigneur des Anneaux en film, et comme
il est difficile de rester totalement fidèle au livre,
surtout quand le livre fait plus de 1000 pages, c'est d'honorer
ces thèmes et d'incorporer dans l'histoire tout ce
à quoi Tolkien s'est intéresséet qui
fait la marque de fabrique des films."
Pour Boyens, la clef pour adapter Tolkien
est d'imaginer les personnages et leurs quêtes individuelles
comme celles de véritables personnages vivant sur terre
bien que 7000 ans auparavant, dans un monde où les
arbres parlent où coexistent puissants elfes et magie
déclinante. "Chaque personnage possède
une formidable histoire personnelle et un fabuleux voyage
à accomplir" dit-elle. "Nous considérons
chaque personnage individuellement et essayons de mettre en
avant leur personnalité croissante."
Le scénario complété
a pris tout le monde par surprise même les fans de Tolkien.
"Ils ont apporté aux personnages tellement d'émotion
et de chaleur que vous ne vous identifiez pas seulement au
conte mais aussi aux personnalités, assène Barrie
M. Osborne, qui antérieurement a rompu les nouvelles
bases du thriller à effets spéciaux Matrix.
"Cela me rappelle la saga du Père Spirituel om
il y a tellement de personnages dont vous puissiez vous identifier.
Autant de chutes mais quant d'autres deviennent héroïques."
Jackson a aussi pris une autre décision
pendant les premiers jours du développement de la Trilogie
: de tourner les trois films en même temps, ce qui n'a
jamais été fait dans l'histoire du cinéma.
"Je pense qu'afin de traduire la sensation d'Épique,
nous devons tourner la trilogie comme une seule et même
histoire, c'est d'ailleurs ce que c'est." "Ce sont
trois films qui vont vous faire traverser trois expériences
uniques mais pour une seule et inoubliable histoire."
explique-t-il."J'attends avec impatience où le
public pourra regarder les trois films d'un seul tenant, parce
que ce n'est qu'une seule et même histoire et aventure."
De la décision de Jackson a résulté
un formidable déploiement de temps, de moyens et de
main d'oeuvre pour une production massive. Une telle logistique
en aurait fait déchanter plus d'uns mais cela ravissait
Jackson. "En tant que directeur, on m'a donné
un gigantesque canevas dans lequel je peut tenter toute sorte
de choses. L'histoire comporte tellement de variété.
Chaque opus renferme tant d'intimité, d'intensité
dramatique , d'énormes batailles, d'intenses effets
spéciaux, de rebondissements et de toutes les émotions
du monde. C'était une challenge continuel mais une
source si grande de plaisir pour le public." dit-il.
A la fin, il y en avait pour dire que Peter
Jackson était plus proche du projet qu'un humain aurait
pu l'être. "Le casting me prends souvent pour un
Hobbit.", admets Jackson. "C'est bien sûr
une blague mais, pour dire la vérité, la vie
de hobbit - bonne nourriture et fauteuil confortable devant
un feu - n'est pas pour me déplaire ! particulièrement
après avoir fait trois films en même temps.

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