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La Fantasy au quotidien

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mercredi 31 octobre 2007

J.R.R Tolkien ne rapporte plus autant

Par Gillossen, le 31/10/2007 à 08:02

Le King a repris sa couronne !
Pour l'année 2007, J.R.R Tolkien se retrouve éjecté du top 10 des célébrités décédées ayant rapporté le plus d'argent, tandis qu'Elvis Presley a regagné sa place de célébrité décédée la mieux payée, engrangeant 49 millions de dollars de gain, selon le célèbre magazine Forbes. Le podium est complété cette année par John Lennon et le créateur des "Peanuts". Les célébrités figurant sur la liste "Forbes" ont remporté un total de 232 millions de dollars (161 millions d'euros) ces douze derniers mois, selon le magazine.
Et tandis que Tolkien disparait, Tupac Shakur revient dans le top 10 après 4 ans d'absence. Qui a dit vivement une adaptation de Bilbo le Hobbit ?

lundi 29 octobre 2007

Quand les experts de Tolkien regardent les films de Jackson

Par Endoriel, le 29/10/2007 à 04:03

shippey Réussite ou désastre, fidèle ou infidèle, que pensent les experts du film de Peter Jackson ?
A Oxford, lors d'une conférence intitulée « Filmer le Seigneur des Anneaux: Comment Peter Jackson s'en est sorti avec J.R.R. Tolkien », Tom Shippey, expert des oeuvres de Tolkien, a pu donner son avis sur la trilogie du réalisateur néo-zélandais.
Le premier reproche de Shippey concerne les sommes astronomiques dépensées pour la réalisation des films. Tolkien au contraire était quelqu'un de très économe: il utilisait souvent le dos d'anciennes copies de ses élèves pour écrire ses textes, et même l'encre était fournie par l'université. La seule dépense qu'il faisait était celle du temps qu'il passait à écrire.
Avec un tel budget, Peter Jackson se devait de plaire à tous les publics, mais des scènes comme Legolas faisant du skateboard sur un bouclier, ou Aragorn lançant Gimli, n'étaient évidemment pas du goût de Shippey: « Tolkien n'aurait jamais inclus cela ! »
Le pire concerne l'utilisation des Palantíri, présentés comme de simples moyens de communication. En réalité, celui qui regarde dans une pierre de vision interprète mal ce qu'il y voit, et cela influence ses actions futures. Dans le livre, il est question d'importance du libre-arbitre.
Néanmoins, tout Palantír mis à part, Shippey avoue que Peter Jackson a plutôt bien réussi à saisir l'esprit du livre. « Dans l'ensemble, dit-il, j'ai été impressionné par les films. »
Mais expert ou pas expert, chacun garde sa propre critique de la trilogie, n'est-ce pas ?

dimanche 28 octobre 2007

Quand Philip Pullman renie Tolkien et salue à demi-mots Lewis

Par Altan, le 28/10/2007 à 18:01

Philip PullmanComme chacun sait, Philip Pullman enseigne et vit à Oxford, il est l’auteur d’une trilogie de fantasy pour la jeunesse, couronnée de succès et adaptée au cinéma. Inévitablement, le rapprochement avec J.R.R. Tolkien et C.S. Lewis est souvent fait.
Mais Pullman est mal à l’aise avec cette comparaison. Non pas pour une question de modestie, mais à l’inverse parce qu’il n’est pas en phase avec les travaux de ces derniers (surtout du premier).
Dans une récente interview, Pullman plaque le Seigneur des Anneaux en l’étiquetant comme « un travail foncièrement insignifiant » en ce qu’il échoue à aborder des questions morales sérieuses. Il ajoute que « pour Tolkien, fervent catholique, on a déjà répondu aux questions primordiales de la vie et de la mort. L’Eglise détient les réponses. »
Quant à l’aversion bien connue de Tolkien pour les livres de Lewis qui mélangeaient sources chrétiennes et mythologiques (Père Noël et Centaures par exemple), Pullman renifle avec dérision. « Tolkien était un brin puriste » avance l’auteur, dont les personnages dans son A la Croisée des Mondes incluent des hommes, des ours blancs, des sorcières, des anges (dont deux seraient homosexuels), des harpies, une terre semblable à l’Enfer ayant pour guide un sinistre batelier…
« Quand Tolkien dit de Narnia qu’il est un peu irréaliste sur la nature des mythes, moi je m’en inspire de tous les côtés, tant c’est magnifique ».
Lewis est donc plus important aux yeux de Pullman, ses Chroniques de Narnia « essayent vraiment au moins de confronter ces questions – de tentation, d’introspection de sa propre conscience, de foi, de courage et cetera. Narnia n’est pas une œuvre insignifiante et je la respecte. Ce que je n’aime pas, en revanche, c’est la conclusion que Lewis en donne ».
Cette dernière est marquée par l’exclusion de Susan Pevensie à cause de sa sexualité naissante (par rapport à son âge), et pour Pullman, cela gâche entièrement la série. « Un enfant prenant conscience de l’arrivée de l’attirance sexuelle, du changement de son corps, du rouge à lèvre et des bas nylon – pour Lewis c’était une chose horrible ». Pullman pense que « c’était préférable pour lui d’éliminer tous ces personnages plutôt que leur permettre de mettre à profit la sagesse et la connaissance qu’ils avaient acquis à bon escient. Moi j’ai pensé que c’était mieux pour Lyra qu’elle poursuive sa vie dans le monde et continue à le faire du mieux possible ».

jeudi 25 octobre 2007

Une édition ultra limitée pour The Children of Hurin

Par Altan, le 25/10/2007 à 22:21

édition paperbackEt le mot « ultra » n’est pas un exagéré : seuls 500 exemplaires de cette édition « super deluxe » seront imprimés.
Pour un best-seller vendu à plus d’un million d’exemplaires en anglais, vous vous rendez bien compte que c’est très peu… Trêve de cours sur l’hyperbole, qu’a-t-elle donc de particulière cette édition ?
Chaque livre sera numéroté, dédicacé par Christopher Tolkien et Alan Lee, entièrement relié en cuir, rangé dans une slipcase (à l’image de l’édition spéciale trentième anniversaire du Silmarillion) et possédera d’autres caractéristiques spécifiques à cette version. Inutile de vous dire que cette édition commémorative sera indisponible en librairie.
Le prix ne sera pas à la portée de tous non plus. Inévitablement, ce qui est rare est cher, très cher (300 livres)… Que les collectionneurs les moins se rassurent, une autre édition brochée, la paperback, comprenant une couverture légèrement retouchée par Alan Lee (ci-contre), sera également lancée sur le marché par HarperCollins.

vendredi 19 octobre 2007

Qui veut venir dîner au restaurant du Hobbit ?

Par Gillossen, le 19/10/2007 à 18:46

Le resto en question !David contre Goliath.
c'est quelque peu l'affrontement auquel se prépare Paul Mandell, propriétaire du « Hobbit Grill », un restaurant situé aux Etats-Unis (et plus précisément à Naples... en Floride). Celui-ci vient en effet de recevoir une seconde lettre adressée par la compagnie Saul Zaentz Company, qui détient les droits des noms en rapport avec l'oeuvre de J.R.R, lui ordonnant de changer au plus vite le nom de son établissement, sous prétexte qu'il profite de la renommée de celui-ci.
Mr. Mandell se défend quant à lui en faisant remarquer qu'il n'utilise aucun terme en rapport dans ses menus - pas de sandwich Frodo par exemple -, que ce n'est pas sa petite entreprise qui risque de faire du tort à une "marque" comme celle-ci et qu'il n'est d'ailleurs même pas fan du Seigneur des Anneaux. Au moins trois autres restaurants ont également été contactés ces derniers mois à travers le pays.
Pour l'instant, le propriétaire semble décidé à se battre.

mercredi 17 octobre 2007

Dessine-moi un dragon !

Par Dwalan, le 17/10/2007 à 21:37

Mais où est passée l'imagination l !
C'est, en substance, ce que John Howe raconte ce mois-ci sur son site. Voici quelques détails sur un cri lancé à l'intention de tous et toutes...
L'imagination est le propre de l'homme et elle lui est indispensable. John Howe commence son argumentation en rappelant que « aucune culture n'a jamais créé seulement de manière réaliste, terre à terre ». Pour lui, toute civilisation, tout être, observe toute chose en la sublimant par ses désirs et ses aspirations. « Parfois cela semble dommage que nous n'érigions plus de temple en l'honneur de Poseidon ou Odin » déclare-t-il ensuite. Mais aujourd'hui ce n'est plus possible, car tout est trop sérieux, et « la Fantasy a dû ranger ses combines de tziganes dans son manteau en loques, au profit de fantaisies, de rêveries ».
Puis John Howe devient mélancolique : « Maintenant bien sur, on se contente de ce qu'on a, et ce sont souvent des modestes outils, et nos ambitions sont plus proches d'un jardin hobbit que d'un Monde ordonné ». Il veut donner un sens aux choses. Pour lui une porte de nuages au sommet du mont Olympe a un sens, il peut l'imaginer, l'illustrer. A ce stade, on a tendance à croire que John ne fait plus partie de notre réalité... et bien il dément en affirmant que nous ne le verrons jamais « habillé en druide en train d'enlacer des arbres » ! Nous voilà rassurés ! Et il continue son analyse sur le sens des choses : « Nous pouvons être abonnés au câble, avoir des téléphones portables, nous pouvons faire le plein d'essence au supermarché, mais, personnellement, une pomme trouvé dans un verger sauvage ou un coucher de soleil seront toujours des choses merveilleuses ».
Finalement John Howe s'attaque à notre approche actuelle de la spiritualié : même si nous avons "re-sacralisé" certains mythes païens, notre analyse n'est pas correcte car nous nous arrêtons au mythe tel quel, sans le remettre dans son contexte. L'art de la Fantasy permet, ou devrait permettre, d'avoir une autre approche. Elle offrirait une nouvelle dimension qui se superposerait à celle que nous avons déjà.
Ce discours dithyrambique a pour seul et unique but de présenter en quelques mots (!) un fichier pdf qui s'intitule Paint your dragon où on peut admirer quelques unes de ces oeuvres ainsi que lire une interview originale.

mardi 16 octobre 2007

Bilbo et Frodo font les présentations !

Par Foradan, le 16/10/2007 à 10:05

Moins d'un mois après leur anniversaire, en l'année des 70 ans de l'arrivée des hobbits dans la littérature moderne, découvrez un peu mieux ces deux célébrités que l'on croit connaître sur le bout des doigts : Bilbo Sacquet et Frodo, les deux semi hommes les plus célèbres hors de leur pays.
Merci à Julia pour son aide.

vendredi 12 octobre 2007

Nouvelles enchères tolkienniennes !

Par Dwalan, le 12/10/2007 à 17:24

Les épreuvesRiches fans de Tolkien : les enchères sont ouvertes ! Ce mois d'octobre voit le mise en vente de 2 "biens" ayant appartenus à J.R.R Tolkien en personne : une lettre qu'il a écrit ainsi qu'un exemplaire des épreuves du Seigneur des Anneaux (c'est à dire la dernière version avant impression).
Et oui, si vous êtes (très) fan des oeuvres de Tolkien et si vous êtes (très) riche, alors précipitez-vous car les enchères pour la lettre de Tolkien ont déjà commencé : l'enchère actuelle est de 3808$, et il faut débourser 4189$ pour surenchérir... pas à la portée de toutes les bourses, mais l'attrait de cet article est justifié. Nous en avions déjà parlé ici : il s'agit d'une lettre que Tolkien a rédigé de sa propre plume en décembre 1967, il s'adresse à une admiratrice : Elsie Honeybourne. Il lui explique qu'il envisage de donner son nom à un village de la Comté, le tout écrit avec une finesse et un choix des mots assez impressionnant. Il commence sa lettre par un délicat "Thank you so much for writing such kind and appreciative letters, brevity is not necessarily a virtue."
L'autre objet qui sera prochainement mis en vente (le 24 octobre) est une épreuve de The Lord of the Rings qui a circulé entre plusieurs personnes avant validation par l'auteur et l'éditeur pour le tirage de la première édition. Ces documents date d'un an avant le premier tirage, certains contiennent des corrections manuscrites, d'autres sont accompagnés de commentaires de l'éditeur Arthur Ransome. Puisqu'il est presque impossible pour un collectionneur de pouvoir s'approprier des extraits de l'oeuvre originale (trop cher, à la Marquette University ou la Bodleian Library), ces documents sont une occasion inespérée de posséder quelque chose qui est passé entre les mains de JRR Tolkien !
Néanmoins, tout le monde ne pourra pas y prétendre : le prix de vente est estimé à 15 000 ou 20 000 $ !

samedi 6 octobre 2007

The Children of Húrin : nouvelles éditions

Par Foradan, le 06/10/2007 à 19:53

Edition grands caractèresEt dans la variété, puisqu'il s'agit de la version audio lue par Christopher Lee, aussi bien en MP3 téléchargeable qu'en format 8 CD pour pratiquement 8 heures.
Retour au format papier pour l'édition « grands caractères » dotée d'une superbe couverture, que vous pouvez découvrir évidemment ci-contre. Cette version a été spécialement pensée pour les personnes souffrant d'une mauvaise vue.
A noter au passage que la version audio CD ne devrait pas être disponible avant le 5 novembre au mieux, elle qui aurait dû être disponible depuis quelques jours déjà.