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samedi 22 décembre 2007

Le Roi sur son piédestal !

Par Altan, le 22/12/2007 à 17:42

Aragorn en figurineAprès Frodon, Lurtz, puis Gandalf le Blanc il y a quelques semaines, c’est au tour d’Aragorn de faire son apparition en format premium chez Sideshow Collectibles. Premium, c’est-à-dire une figurine entière d’une belle taille (certainement autour des 60 cm de hauteur) – et d’un bon poids ! Le haut de gamme, en quelque sorte, pour un prix qui l’est tout autant.
Andúril fièrement brandie, le Roi vient reprendre son bien, il n’est jamais trop tard.
Sauf peut être pour vous de le caser sous le sapin…

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jeudi 20 décembre 2007

Un extrait pour Les Enfants de Húrin !

Par Altan, le 20/12/2007 à 13:23

la couverture française !Alors que son fondateur s’est éteint ce matin en région parisienne des suites d’une longue maladie, Chritian Bourgois Editeur a la sympathie de nous présenter sur son site internet un extrait du livre Les enfants de Húrin de John Ronald Reuel Tolkien traduit de l'anglais par Delphine Martin, ainsi que la préface de Christopher Tolkien.
De quoi saliver un peu avant sa sortie nationale prévue le 21 février !

  • Préface de Christopher Tolkien :

Il est indéniable que pour un très grand nombre de lecteurs du Seigneur des Anneaux, les légendes des Jours Anciens, telles qu’elles ont déjà été publiées, sous des formes diverses, dans le Silmarillion, les Contes et légendes inachevés et les volumes de L’Histoire de la Terre du Milieu, demeurent totalement inconnues, sinon à travers une réputation qui leur attribue un style et un genre étranges et hermétiques. C’est pour cette raison que j’ai depuis longtemps dans l’idée qu’il y a tout lieu de présenter la version longue de la légende des Enfants de Húrin, écrite par mon père, comme une œuvre indépendante, à part entière, en réduisant l’intervention éditoriale à son minimum et surtout en veillant à une continuité du récit, sans ellipses ni interruptions, pour peu que cela puisse être réalisé sans distorsion ou invention, en dépit du fait que mon père a laissé certaines des parties inachevées.
J’ai pensé que si l’histoire de la destinée de Túrin et de Niënor, les enfants de Húrin et de Morwen, pouvait être présentée de cette manière, elle pourrait ouvrir une fenêtre sur un décor et une histoire appartenant à une Terre du Milieu inconnue, et bien vivants et proches, bien que conçus comme nous parvenant de temps reculés : les terres englouties, à l’Ouest, au-delà des Montagnes Bleues, que Sylvebarbe a parcourues dans sa jeunesse, et la vie de Túrin Turambar en Dor-lómin, en Doriath, à Nargothrond et dans la Forêt de Brethil.
Il serait tout à fait contraire à l’esprit dans lequel le présent livre a été conçu d’en ralentir la lecture par une pléthore de notes donnant des informations sur des personnages et des faits qui n’ont, de toute façon, que rarement une importance réelle et directe pour le récit. Une aide peut cependant se révéler utile, ici et là, et j’ai en conséquence inclus dans l’Introduction une très brève présentation du Beleriand et de ses peuples, vers la fin des Jours Anciens, au moment où naissent Túrin et Niënor ; et, à une carte représentant le Beleriand et les terres septentrionales, j’ai ajouté une liste des noms apparaissant dans le récit avec quelques indications succinctes pour chacun d’eux, ainsi que des arbres généalogiques simplifiés.

  • Extrait du chapitre 2 :

L’éclat des épées que les Noldor tiraient des fourreaux était semblable à l’embrasement d’un champ de roseaux ; et si féroce et vive fut leur attaque que les plans de Morgoth faillirent être déjoués. Avant que l’armée qu’il avait envoyée vers l’ouest pour servir d’appât puisse être secourue, elle fut balayée et anéantie, et les bannières de Fingon traversèrent l’Anfauglith et furent hissées devant les murailles d’Angband.
Toujours en première ligne des combats allaient Gwindor et les gens de Nargothrond, et même là, rien ne put les arrêter ; et ils enfoncèrent les portes extérieures et tuèrent les gardes dans les cours mêmes d’Angband ; et Morgoth trembla sur son trône souterrain en les entendant frapper contre ses portes. Mais là, Gwindor fut pris au piège et capturé vivant, et ses compagnons massacrés ; car Fingon ne put lui venir en aide. Par de nombreuses portes dérobées, Morgoth lâcha hors du Thangorodrim le gros de son armée, qu’il n’avait pas encore lancé dans la bataille, et Fingon défait dut battre en retraite avec force pertes hors des murailles d’Angband.
Alors, sur la plaine de l’Anfauglith, au quatrième jour de cette bataille, commencèrent les Nirnaeth Arnoediad, dont aucun récit ne peut rapporter toutes les souffrances. De tout ce qui advint lors de cette bataille à l’est : de la déroute infligée à Glaurung le Dragon par les Nains de Belegost, de la trahison des Orientaux, de la défaite de l’armée de Maedhros et de la fuite des fils de Fëanor, on ne dira rien ici. A l’ouest, l’armée de Fingon fit retraite au-delà des sables, où périrent Haldir fils de Halmir et la plupart des Hommes de Brethil. Mais alors que la nuit tombait sur le cinquième jour, et que les Ered Wethrin étaient encore loin, les armées d’Angband encerclèrent celle de Fingon, et les combats durèrent jusqu’à l’aube, resserrant l’étau. Au matin vint l’espoir, lorsque l’on entendit les cors de Turgon, qui s’avançait avec l’armée principale de Gondolin ; car Turgon avait été posté au sud pour garder les Passes du Sirion, et il avait empêché la plupart de ses soldats de se joindre au téméraire assaut. A présent, il accourait pour aider son frère ; et les Noldor de Gondolin étaient forts, et leurs rangs étincelaient comme une rivière d’acier sous le soleil, car l’épée et le harnais du dernier des guerriers de Turgon avaient plus de valeur que la rançon de n’importe quel roi des Hommes.
Alors la phalange de la garde royale enfonça les lignes des Orques, et Turgon se fraya à l’épée un passage jusqu’aux côtés de son frère. Et l’on raconte que les retrouvailles de Turgon et Húrin, qui accompagnait Fingon, fut un moment de joie au milieu de la bataille. Et pendant un moment, les armées d’Angband furent repoussées, et la retraite de Fingon put reprendre. Mais une fois Maedhros en déroute à l’est, Morgoth eut de nouveau d’importants renforts à sa disposition, et avant que Fingon et Turgon ne puissent se mettre à l’abri des collines, ils furent assaillis par une marée d’ennemis, trois fois plus nombreux que toutes les forces qui leur restaient. Gothmog, le premier Capitaine d’Angband, était présent ; et il coupa en deux l’armée des Elfes, encerclant le Roi Fingon et repoussant Turgon et Húrin vers les Marais de Serech. Puis il fit face à Fingon. Et ce fut un funeste affrontement. A la fin, Fingon se retrouva seul, au milieu des cadavres de sa garde, et il lutta contre Gothmog jusqu’à ce qu’un Balrog ne se glisse dans son dos, l’emprisonnant avec un fil d’acier. Alors Gothmog abattit sa hache noire, et une flamme blanche jaillit du heaume de Fingon au moment où il se fendit. Ainsi tomba le Roi des Noldor ; et ils le frappèrent dans la poussière avec leurs masses, et sa bannière, bleu et argent, ils la piétinèrent dans la boue formée par son sang.
Cette bataille fut perdue ; mais Húrin et Huor et ceux qui restaient de la Maison de Hador tenaient bon avec Turgon de Gondolin ; et les armées de Morgoth ne parvenaient toujours pas à gagner les Passes du Sirion. Alors Húrin s’adressa à Turgon : « Pars maintenant, seigneur, tant qu’il est encore temps ! Car tu es le dernier de la Maison de Fingolfin, et en toi réside le dernier espoir des Eldar. Tant que Gondolin résistera, Morgoth connaîtra la peur en son cœur. »
« A présent, Gondolin ne pourra demeurer longtemps cachée, et une fois découverte, elle finira forcément par tomber », répondit Turgon.
« Pourtant, si elle résiste encore un peu, dit Huor, alors de ta Maison viendra l’espoir pour les Elfes et les Hommes. Cela je te le dis, seigneur, avec la mort dans les yeux : même si nous nous séparons ici pour toujours, et que je ne pose plus jamais les yeux sur tes blanches murailles, de nos deux lignées une nouvelle étoile se lèvera. Adieu ! »

Christian Bourgois est décédé

Par Altan, le 20/12/2007 à 12:36

Christian BourgoisNé en 1933 dans le sud de la France, il fonde en 1966 sa maison d’édition éponyme dont il dirigera l’une des collections jusqu’au début des années 1990. Une maison d’édition qui gagna au fil des années sa place parmi les plus prestigieuses, notamment en publiant Boris Vian et J.R.R. Tolkien. En effet, Christian Bourgois Editeur est depuis plus de 35 ans l’éditeur attitré des œuvres (posthumes par la suite) de J.R.R Tolkien, une aventure qui continuera dans les mois à venir avec la publication des Enfants de Hurin et de La Route Perdue et autres récits.
Christian Bourgois avait 74 ans.

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mercredi 19 décembre 2007

Interview avec l'auteur de Of Words and Worlds

Par Raven, le 19/12/2007 à 10:42

Of Words and WorldsMark Wolf va bientôt publier un recueil consacré à l'imagination et à la création de mondes chez Tolkien. L'ouvrage, intitulé Of Words and Worlds (NdT : De mots et de mondes), paraitra dans la série "Leaders in Action" de Cumberland House Publishing, qui s'est déjà illustrée avec un livre dédié à CS Lewis.
L'auteur est peu connu du grand public, mais il a déjà à son actif plusieurs titres académiques comme la Théorie du Jeu Vidéo (Routledge, 2003), la Moralité Virtuelle : Morale, Ethique et Nouveaux Média (Peter Lang, 2003), Le Médium du Jeu Vidéo (2001). Son parcours atypique a motivé les gens de chez Tolkien Library pour lui proposer une interview. Interview que nous vous proposons à présent en français.

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lundi 17 décembre 2007

Des enchères pour Tolkien aussi !

Par Dwalan, le 17/12/2007 à 23:16

Il n'y a pas que les oeuvres de JK Rowling qui sont mises en vente aux enchères, il y a aussi tout un florilège pour Tolkien, qui ne va pas manquer d'intéresser nombre de collectionneurs. the hobbit rouge et noir

  • À commencer par ce magnifique exemplaire de la première édition rouge et noire de The Hobbit : les motifs de la couverture (Smaug le dragon entre autre) ont été dessinés par l'auteur lui-même, l'exemplaire comporte 10 illustrations intérieures. Il est estimé entre 10.000 et 15.000 £, mais si l'enchère grimpe comme pour le livre de JK Rowling...
  • Il y a également en vente un autre exemplaire de la première édition, toujours de The Hobbit, mais avec la couverture verte : imprimé en 1937 par George Allen et Unwin LTD, c'est un ouvrage très bien conservé. Les estimations approchent les 10.000 £.
  • Toujours au rayon des "premières éditions", mais pour le Seigneur des Anneaux cette fois : les enchères de Sotheby proposent un exemplaire en 3 volumes datant donc de 1954-1955 avec de nombreuses illustrations et des cartes pliantes dans chaque tome.
  • Un autre exempaire du Seigneur des Anneaux en 3 volumes est également mis en vente : une version très sombre à la couverture en cuir noir. Petit bonus non négligeable : chaque tome est signé par JRR Tolkien !sda noel
  • Cadeau idéal pour les fêtes de fin d'année : le Seigneur des Anneaux version Noël ! Si si, c'est véridique : un exemplaire de 1969 rouge avec un sapin décoré sur la couverture !
  • Dans un autre registre : est mise en vente une lettre manuscrite de Tolkien au Docteur Derrick Parnum. Dans cette lettre, il s'excuse d'avoir oublié son titre de docteur dans une précédente correspondance, puis parle de ses sentiments vis-à-vis du Seigneur des Anneaux. Au total, 4 pages pour un montant estimé de 1.500 £.

Pour conclure cette actualité autour de Tolkien, il faut présenter ce livre de Adam Lam : How We Became Middle-earth. Cet énième livre sur le sujet parle justement de la vague de "fièvre de l'anneau" qui a suivi la sortie des films de Peter Jackson : ré-impressions du roman, guides, sites Internet, évènements médiatiques, jouets, jeux vidéo, DVDs... pour notre plus grand bonheur !

mercredi 12 décembre 2007

La Route Perdue pour octobre 2008 !

Par Altan, le 12/12/2007 à 10:01

couverture anglaiseCerise sur le gâteau après la brève d’hier soir, nous venons d’apprendre que La Route Perdue et autres textes (Langues et légendes avant Le Seigneur des Anneaux), qui n’est autre que le cinquième tome de l'Histoire de la Terre du Milieu assemblée par Christopher Tolkien, sortira en octobre 2008 chez Christian Bourgois Editeur, dans une traduction de Daniel Lauzon.
Faisant suite à La Formation de la Terre du Milieu sortie au printemps dernier, cette œuvre parue en 1987 outre-Atlantique comporte entre autre les Annales de Beleriand et de Valinor, la Chute de Númenor, une version ancienne de l’Ainulindalë et bien sûr une partie consacrée aux langues et à leurs origines.

  1. "The Early History of the Legend" - an introduction to the following two pieces, detailing how Tolkien's correspondence with C. S. Lewis led to the writing of The Lost Road.
  2. The Fall of Númenor - an early draft of the Akallabêth
  3. The Lost Road - a story that connects Tolkien's other tales to the present
  4. The later Annals of Beleriand
  5. The later Annals of Valinor
  6. The Ainulindalë - an early version of The Music of the Ainur
  7. The Lhammas ("Account of Tongues") - an overview of the various languages of the Elves
  8. Quenta Silmarillion - a draft of The Silmarillion
  9. The Etymologies - a long list of words and roots, the best source on Elvish languages
  10. The second Silmarillion map

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mardi 11 décembre 2007

Les Enfants de Húrin se dévoile !

Par Altan, le 11/12/2007 à 22:15

Par où commencer ?
D’abord, petite précision, la version française du tant attendu Les Enfants de Húrin sortira non pas le 14 mais le 21 février.
Pour patienter d’ici cette date fatidique, et se faire pour certains une meilleure idée du contenu de cet ouvrage à paraître, nous vous proposons en exclusivité le petit livret promotionnel.
Et comme si cela n’était pas assez, voici ci-après la quatrième de couverture !
Tous nos remerciements à Vincent Ferré.

Des milliers d'années avant Le Seigneur des Anneaux, la Terre du Milieu est en proie aux luttes entre Morgoth, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés aux Hommes. C'est contre Túrin et Niënor, les enfants de Húrin, que Morgoth va lancer une terrible malédiction, les contraignant à une vie malheureuse et errante, pour se venger du héros qui a osé le défier.

Les Enfants de Húrin, oeuvre entreprise par Tolkien au cours de la Première Guerre mondiale, s'adressent aux lecteurs du Seigneur des Anneaux, qui retrouveront le souffle de ce roman dans l'histoire de Túrin, héros humain qui cherche sa place parmi les Elfes et les Hommes dans un monde en guerre ; trompé par le destin, il lutte de manière spectaculaire et tragique contre Morgoth, nous faisant découvrir un passé méconnu de la Terre du Milieu.

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mardi 4 décembre 2007

Pour un autre Silmarillion

Par Altan, le 04/12/2007 à 16:31

The Silmarillion - Thirty Years OnAlors que le livre fête cette année son trentième anniversaire, le temps est venu de se pencher sur Le Silmarillion d’une autre façon : moins en tant que source d’informations sur la genèse du monde de Tolkien (une soif que les 12 volumes de The History of Middle-earth ont depuis étanchée), mais plus en tant qu’oeuvre littéraire à part entière.
C’est ce que propose un nouvel ouvrage universitaire dirigé par Allan Turner, The Silmarillion - Thirty Years On. Il réunit six articles d’autant de spécialistes dont Rhona Bear ou le français Michaël Devaux, listés ci-dessous :

  • The Supposed Audiences of the Ainulindalë, Valaquenta, and Quenta Silmarillion (Nils Ivar Agøy)
  • A Mythology for England (Rhona Beare)
  • The Origins of the Ainulindalë (Michaël Devaux)
  • Reflections on Thirty Years of Reading The Silmarillion (Michael D. C. Drout)
  • From Mythopoeia To Mythography: Tolkien, Lönnrot, And Jerome (Jason Fisher)
  • Moving Mandos: Subcreation and the Voice in the Tale “Of Beren and Luthien” (Anna Slack)