Brandon Sanderson a accordé au site Polygon un entretien centré sur un sujet plus terre à terre que les secrets de ses univers tentaculaires : sa méthode de travail, et surtout sa capacité à mener ses projets à terme.
Premier principe, essentiel à ses yeux : se concentrer sur un seul projet majeur à la fois. Sanderson insiste sur l’importance du travail invisible, quand votre esprit continue de façonner l’histoire en arrière-plan. « Ce qui compte vraiment, c'est ce temps où le cerveau essaie de forcer les passages d’une histoire qui ne fonctionnent pas encore. C’est un moment crucial, qu’il ne faut pas parasiter. » Multiplier les projets nuit à cette immersion profonde.
Il identifie ensuite une zone critique, située entre 30 et 70 % d’avancement d’un livre, moment où l’enthousiasme du départ s'émousse. « On ne ressent plus les mêmes décharges de dopamine. Ça commence à ressembler à du travail, et je ne suis pas devenu artiste pour travailler. » C’est pourtant là, selon lui, que se fait la différence entre amateur et professionnel : « Le professionnel décide de finir ce sur quoi il travaille avant de passer à la prochaine idée séduisante. »
Pour limiter les dérives, Sanderson a recours à une méthode pragmatique : associer chaque projet à une ambiance musicale précise, afin d'aider son cerveau à rester dans le bon mode créatif et à mettre de côté les idées parasites.
L'auteur évoque également la question de l'abandon, qu'il considère comme un art plus qu’une science. S’il conseille aux jeunes écrivains de se forcer à terminer leurs premiers manuscrits, il reconnaît qu'avec l’expérience, il lui arrive de renoncer à un projet qui n'apporte rien de concret à son évolution d'auteur. Plus rare encore, l’abandon d’un livre pourtant terminé : « Cela ne m’est arrivé que deux fois en vingt ans, quand le travail nécessaire pour atteindre la qualité souhaitée me paraissait disproportionné. »
Enfin, Sanderson se définit comme un auteur mû par l’avancée concrète plutôt que par les échéances. « Je ne suis pas motivé par les deadlines, mais par le progrès. Voir que j'avance réellement est profondément satisfaisant, et bénéfique pour ma stabilité mentale. »
Bref, un exposé clair et méthodique !
Premier principe, essentiel à ses yeux : se concentrer sur un seul projet majeur à la fois. Sanderson insiste sur l’importance du travail invisible, quand votre esprit continue de façonner l’histoire en arrière-plan. « Ce qui compte vraiment, c'est ce temps où le cerveau essaie de forcer les passages d’une histoire qui ne fonctionnent pas encore. C’est un moment crucial, qu’il ne faut pas parasiter. » Multiplier les projets nuit à cette immersion profonde.
Il identifie ensuite une zone critique, située entre 30 et 70 % d’avancement d’un livre, moment où l’enthousiasme du départ s'émousse. « On ne ressent plus les mêmes décharges de dopamine. Ça commence à ressembler à du travail, et je ne suis pas devenu artiste pour travailler. » C’est pourtant là, selon lui, que se fait la différence entre amateur et professionnel : « Le professionnel décide de finir ce sur quoi il travaille avant de passer à la prochaine idée séduisante. »
Pour limiter les dérives, Sanderson a recours à une méthode pragmatique : associer chaque projet à une ambiance musicale précise, afin d'aider son cerveau à rester dans le bon mode créatif et à mettre de côté les idées parasites.
L'auteur évoque également la question de l'abandon, qu'il considère comme un art plus qu’une science. S’il conseille aux jeunes écrivains de se forcer à terminer leurs premiers manuscrits, il reconnaît qu'avec l’expérience, il lui arrive de renoncer à un projet qui n'apporte rien de concret à son évolution d'auteur. Plus rare encore, l’abandon d’un livre pourtant terminé : « Cela ne m’est arrivé que deux fois en vingt ans, quand le travail nécessaire pour atteindre la qualité souhaitée me paraissait disproportionné. »
Enfin, Sanderson se définit comme un auteur mû par l’avancée concrète plutôt que par les échéances. « Je ne suis pas motivé par les deadlines, mais par le progrès. Voir que j'avance réellement est profondément satisfaisant, et bénéfique pour ma stabilité mentale. »
Bref, un exposé clair et méthodique !
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