Pour bien débuter la semaine et le mois, on retourne du côté des éditeurs spécialisés dans le domaine de la Jeunesse, avec aujourd'hui, Nathan, une première pour nous, par l'intermédiaire de Carola Strang, directrice du pôle Fictions Nathan Jeunesse. Avec un merci de notre part tout particulier à Estelle Faye au passage.
Maintenant, place donc au traditionnel tour d'horizon !
Alors que 2025 s'est achevée, quel serait votre premier bilan, à chaud, concernant votre maison ou même la situation globale en Imaginaire ?
On est très heureux d’avoir publié en imaginaire plusieurs pépites d’auteurs français qui ont trouvé leur public, comme « L’héritier des fées » d’Estelle Faye ou « Cerveau de Verre » de Fabien Clavel. Leur présence sur le terrain et le soutien des libraires a été précieux. Dans le genre surabondant de la romantasy, il a été plus difficile d’émerger avec des romans de qualité, comme la duologie « Night of the Witch » revisitant la chasse aux sorcières dans l’Allemagne du XVIè siècle.
Le marché du livre a été difficile globalement, avec la baisse du pass culture, le recul du temps de lecture et la prime aux titres déjà ultra-connus. Mais les romans d’imaginaire restent plus que jamais de formidables portes d’entrée dans le plaisir de lire, et des passeports pour l’évasion.
Sur l'année écoulée, y a-t-il un événement, une évolution structurelle ou une décision éditoriale qui vous a particulièrement marqué ?
J’ai été marquée par la généralisation des formats bis collectors au rayon ados/YA. Le phénomène n’est pas nouveau mais a pris une telle ampleur que les tables des libraires ont été saturées, sans parler du porte-monnaie des lecteurs qui ont dû faire des choix. On voit apparaitre des éditions brochées plus soignées, avec du jaspage comme pour « L’héritier des fées ». C’est une contrainte économique supplémentaire pour nous les éditeurs, mais c’est aussi une vraie opportunité pour convaincre les lecteurs de lire davantage. Le livre devient objet de désir par sa couverture, son packaging, et un cadeau qu’on offre ou qu’on veut s’offrir. Et c’est une bonne nouvelle, car la valeur du livre reste forte, si la qualité est au rendez-vous, sur le fond comme sur la forme.
Quelle place pour la fantasy dans votre programme 2026 ?
Une place importante ! L’imaginaire est pour Nathan un des univers majeurs du roman, et vecteur d’émancipation. On développe la fantasy à tous les âges, des premières lectures aux jeunes adultes. En 2026, nous publions deux nouvelles séries pour les 8 ans, dont « Les chasse-monstres » de David Bry. On continue de nourrir la collection Court Toujours avec des romans d’anticipation et de fantasy. On explore la fantasy urbaine avec Juliette Bonte et une duologie fascinante, « Grinbok ». Nous croyons aussi beaucoup au retour de la dystopie, à sa faculté de mettre des mots sur nos maux, de nous émouvoir et de nous aider à inventer des futurs meilleurs dans un présent si sombre. A la rentrée, nous publierons notamment le deuxième tome très attendu de la trilogie « Les visages du feu » de Chloé Vollmer-Lo. Et on a de très beaux projets en préparation pour l’année suivante !
Enfin, quel sera votre plus grand défi pour cette nouvelle année ?
La période est moins favorable à la découverte de nouveaux auteurs, à nous de redoubler de créativité pour les faire connaitre, rayonner et gagner un lectorat.
Propos recueillis et mis en forme par Emmanuel Chastellière.
Maintenant, place donc au traditionnel tour d'horizon !
Alors que 2025 s'est achevée, quel serait votre premier bilan, à chaud, concernant votre maison ou même la situation globale en Imaginaire ?
On est très heureux d’avoir publié en imaginaire plusieurs pépites d’auteurs français qui ont trouvé leur public, comme « L’héritier des fées » d’Estelle Faye ou « Cerveau de Verre » de Fabien Clavel. Leur présence sur le terrain et le soutien des libraires a été précieux. Dans le genre surabondant de la romantasy, il a été plus difficile d’émerger avec des romans de qualité, comme la duologie « Night of the Witch » revisitant la chasse aux sorcières dans l’Allemagne du XVIè siècle.
Le marché du livre a été difficile globalement, avec la baisse du pass culture, le recul du temps de lecture et la prime aux titres déjà ultra-connus. Mais les romans d’imaginaire restent plus que jamais de formidables portes d’entrée dans le plaisir de lire, et des passeports pour l’évasion.
Sur l'année écoulée, y a-t-il un événement, une évolution structurelle ou une décision éditoriale qui vous a particulièrement marqué ?
J’ai été marquée par la généralisation des formats bis collectors au rayon ados/YA. Le phénomène n’est pas nouveau mais a pris une telle ampleur que les tables des libraires ont été saturées, sans parler du porte-monnaie des lecteurs qui ont dû faire des choix. On voit apparaitre des éditions brochées plus soignées, avec du jaspage comme pour « L’héritier des fées ». C’est une contrainte économique supplémentaire pour nous les éditeurs, mais c’est aussi une vraie opportunité pour convaincre les lecteurs de lire davantage. Le livre devient objet de désir par sa couverture, son packaging, et un cadeau qu’on offre ou qu’on veut s’offrir. Et c’est une bonne nouvelle, car la valeur du livre reste forte, si la qualité est au rendez-vous, sur le fond comme sur la forme.
Quelle place pour la fantasy dans votre programme 2026 ?
Une place importante ! L’imaginaire est pour Nathan un des univers majeurs du roman, et vecteur d’émancipation. On développe la fantasy à tous les âges, des premières lectures aux jeunes adultes. En 2026, nous publions deux nouvelles séries pour les 8 ans, dont « Les chasse-monstres » de David Bry. On continue de nourrir la collection Court Toujours avec des romans d’anticipation et de fantasy. On explore la fantasy urbaine avec Juliette Bonte et une duologie fascinante, « Grinbok ». Nous croyons aussi beaucoup au retour de la dystopie, à sa faculté de mettre des mots sur nos maux, de nous émouvoir et de nous aider à inventer des futurs meilleurs dans un présent si sombre. A la rentrée, nous publierons notamment le deuxième tome très attendu de la trilogie « Les visages du feu » de Chloé Vollmer-Lo. Et on a de très beaux projets en préparation pour l’année suivante !
Enfin, quel sera votre plus grand défi pour cette nouvelle année ?
La période est moins favorable à la découverte de nouveaux auteurs, à nous de redoubler de créativité pour les faire connaitre, rayonner et gagner un lectorat.
Propos recueillis et mis en forme par Emmanuel Chastellière.