Poursuivant comme chaque année notre état des lieux du petit monde de l'Imaginaire francophone, ledit tour d'horizon s'arrête aujourd'hui chez Folio Fantasy et Folio SF.
Pascal Godbillon revient ainsi pour nous sur les dynamiques du marché et sur un programme 2026 qui s'annonce particulièrement dense.
Alors que 2025 s'est achevée, quel serait votre premier bilan, à chaud, concernant votre maison ou même la situation globale en Imaginaire ?
Pour l’imaginaire, je ne suis pas d’un naturel optimiste, donc j’aurais tendance à dire que ce n’est pas primesautier. Mais il faudrait analyser ça un peu plus sérieusement qu’au doigt mouillé, avec des chiffres, etc. Il y a des gens dont c’est le métier ; pour ma part, je me contente de faire le café du commerce : ça pourrait aller mieux, mais le malade bouge encore !
La preuve, Folio SF et Folio fantasy finissent 2025 sur une progression de CA. Grâce à un programme 2025 que je vous avais annoncé comme fort. Et, de fait, on a eu de beaux résultats : Le Seigneur des Anneaux de J.R.R Tolkien, Du thé pour les fantômes de Chris Vuklisevic (plus de 20 000 exemplaires écoulés), Le chevalier aux épines tome 3 de Jean-Philippe Jaworski (pas loin de 10 000 exemplaires), Code Ardant de Marge Nantel, Les flibustiers de la mer chimique de Marguerite Imbert et Himilce d’un certain Emmanuel Chastellière (bien connu de vos services) ont tous contribué à la réussite de cette année ! 2026 n’a qu’à bien se tenir !!!
Sur l’année écoulée, y a-t-il un événement, une évolution structurelle ou une décision éditoriale qui vous a particulièrement marqué ?
J’ai l’impression que 2025 aura vu le décès de nombre d’auteurs qui ont forgé mon amour de la SF et de la fantasy… Le dernier en date, et non des moindres, Pierre Bordage, bien évidemment. On a beau se dire que c’est la marche de la vie, que c’est dans l’ordre des choses… Ben, non, mince ! Ca fait quand même suer… Alors, l’IA, c’est cool (enfin, on se comprend…), mais si on pouvait plutôt inventer un truc pour éviter que les pas sympa gouvernent le monde et que les gens bien s’en aillent… ça me ferait plutôt plaisir (oui, OK, on a le droit de rêver…)
Quelle place pour la fantasy dans votre programme 2026 ?
Toujours aussi importante. Nous continuerons nos parutions Tolkien, même si les titres et les dates ne sont pas encore arrêtés au moment où je vous réponds. Il y aura le dernier prix Elbakin.net (et prix Imaginales) Kosigan, Un printemps de sang de Fabien Cerutti, dès février. Le très chouette Magie d’encre, d’Emma Törzs, traduit par Mathieu Prioux mars, que tous ceux qui l’ont lu ont adoré (mais il a été trop peu lu…) En avril le deuxième tome des Maudits de Faerywood d’Amandine Peter et La geste du sixième royaume d’Adrien Tomas (prix Imaginales, lui aussi), qui revient en poche ! En mai, Requiem pour les fantômes de Katherine Arden et le tome 4 du Cycle de Syffe de Patrick K. Dewdney, pour patienter jusqu’à la parution du cinquième tome. Et il y aura le très original C’est-comme-ça, d’Auriane Velten.
Et comme je sais que certains de vos lecteurs s’intéressent tout de même à ce qui se passe côté SF : ont déjà paru Vallée du silicium, d’Alain Damasio et Le projet Hakanā de Marin Ledun. Puis viendront Les nuits sans Kim Sauvage de Sabrina Calvo, Le paradoxe de la lumière de Francis Guévremont, la réédition de la tétralogie Origines de Stéphane Przybylski et plein d’autres !
Enfin, quel sera votre plus grand défi pour cette nouvelle année ?
Le même que tous les ans ? Arriver à faire tous les bouquins prévus dans les temps et de la meilleure qualité possible. C’est beaucoup de travail et un travail presque un peu différent à chaque collection : le poche c’est pas la même chose que le grand format de Lunes d’encre qui n’a pas grand-chose à voir avec le grand format d’Olympe (qui se porte très bien, merci !)
Propos recueillis et mis en forme par Emmanuel Chastellière.
Pascal Godbillon revient ainsi pour nous sur les dynamiques du marché et sur un programme 2026 qui s'annonce particulièrement dense.
Alors que 2025 s'est achevée, quel serait votre premier bilan, à chaud, concernant votre maison ou même la situation globale en Imaginaire ?
Pour l’imaginaire, je ne suis pas d’un naturel optimiste, donc j’aurais tendance à dire que ce n’est pas primesautier. Mais il faudrait analyser ça un peu plus sérieusement qu’au doigt mouillé, avec des chiffres, etc. Il y a des gens dont c’est le métier ; pour ma part, je me contente de faire le café du commerce : ça pourrait aller mieux, mais le malade bouge encore !
La preuve, Folio SF et Folio fantasy finissent 2025 sur une progression de CA. Grâce à un programme 2025 que je vous avais annoncé comme fort. Et, de fait, on a eu de beaux résultats : Le Seigneur des Anneaux de J.R.R Tolkien, Du thé pour les fantômes de Chris Vuklisevic (plus de 20 000 exemplaires écoulés), Le chevalier aux épines tome 3 de Jean-Philippe Jaworski (pas loin de 10 000 exemplaires), Code Ardant de Marge Nantel, Les flibustiers de la mer chimique de Marguerite Imbert et Himilce d’un certain Emmanuel Chastellière (bien connu de vos services) ont tous contribué à la réussite de cette année ! 2026 n’a qu’à bien se tenir !!!
Sur l’année écoulée, y a-t-il un événement, une évolution structurelle ou une décision éditoriale qui vous a particulièrement marqué ?
J’ai l’impression que 2025 aura vu le décès de nombre d’auteurs qui ont forgé mon amour de la SF et de la fantasy… Le dernier en date, et non des moindres, Pierre Bordage, bien évidemment. On a beau se dire que c’est la marche de la vie, que c’est dans l’ordre des choses… Ben, non, mince ! Ca fait quand même suer… Alors, l’IA, c’est cool (enfin, on se comprend…), mais si on pouvait plutôt inventer un truc pour éviter que les pas sympa gouvernent le monde et que les gens bien s’en aillent… ça me ferait plutôt plaisir (oui, OK, on a le droit de rêver…)
Quelle place pour la fantasy dans votre programme 2026 ?
Toujours aussi importante. Nous continuerons nos parutions Tolkien, même si les titres et les dates ne sont pas encore arrêtés au moment où je vous réponds. Il y aura le dernier prix Elbakin.net (et prix Imaginales) Kosigan, Un printemps de sang de Fabien Cerutti, dès février. Le très chouette Magie d’encre, d’Emma Törzs, traduit par Mathieu Prioux mars, que tous ceux qui l’ont lu ont adoré (mais il a été trop peu lu…) En avril le deuxième tome des Maudits de Faerywood d’Amandine Peter et La geste du sixième royaume d’Adrien Tomas (prix Imaginales, lui aussi), qui revient en poche ! En mai, Requiem pour les fantômes de Katherine Arden et le tome 4 du Cycle de Syffe de Patrick K. Dewdney, pour patienter jusqu’à la parution du cinquième tome. Et il y aura le très original C’est-comme-ça, d’Auriane Velten.
Et comme je sais que certains de vos lecteurs s’intéressent tout de même à ce qui se passe côté SF : ont déjà paru Vallée du silicium, d’Alain Damasio et Le projet Hakanā de Marin Ledun. Puis viendront Les nuits sans Kim Sauvage de Sabrina Calvo, Le paradoxe de la lumière de Francis Guévremont, la réédition de la tétralogie Origines de Stéphane Przybylski et plein d’autres !
Enfin, quel sera votre plus grand défi pour cette nouvelle année ?
Le même que tous les ans ? Arriver à faire tous les bouquins prévus dans les temps et de la meilleure qualité possible. C’est beaucoup de travail et un travail presque un peu différent à chaque collection : le poche c’est pas la même chose que le grand format de Lunes d’encre qui n’a pas grand-chose à voir avec le grand format d’Olympe (qui se porte très bien, merci !)
Propos recueillis et mis en forme par Emmanuel Chastellière.
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